Jour 7 & 8 : Bourg-Saint-Maurice – Doussard – …


L’itinéraire du jour

Et voilà, le dernier jour de ce road-trip est arrivé. Mais haut les cœurs, il reste une journée entière, alors nous allons en profiter jusqu’au bout ! En plus, la météo est encore de la partie, nous allons nous gaver.
Aujourd’hui, pas d’échauffement, nous attaquons directement le vif du sujet : la montée du Cormet de Roselend. Le soleil brille, le ciel est bleu, la route est belle, les virages s’enchainent et… STOP ! Un mec au milieu de la route nous fait des grands signes. Nous nous arrêtons et il nous dit qu’un troupeau de veaux doit traverser la route pour aller dans le pâturage à côté et ceux-ci ont peur des moteurs. Attendons, alors !

Un défilé de steaks !

Un défilé de steaks !

Une fois le troupeau passé, nous repartons pour quelques centaines de mètres jusqu’au sommet.

Panorama depuis le Cormet de Roselend

Panorama depuis le Cormet de Roselend

Une courte pause plus tard, nous continuons la route pour longer le lac de Roselend puis rejoindre Beaufort. Nous y faisons quelques courses pour le pique-nique du midi ainsi qu’une pause café. Mika se fait une frayeur en égarant sa clé qui avait seulement voulu jouer à cache-cache en se cachant derrière la roue arrière de la moto de Kevin.
Là, 2 options s’offrent à nous pour rejoindre le lac d’Annecy : soit par les cols des Saisies puis celui des Aravis soit en redescendant sur Albertville puis en traversant les Bauges avec un arrêt à Lescheraines et son fameux glacier plébiscité sur le forum. J’appuie fortement la deuxième option, mais je sens mes compagnons de route septiques : « t’es sûr qu’il est bien le glacier ? » « Ben c’est un glacier quoi ; les forumeurs du cru n’en disent que du bien ! » « Bon ok, alors ». La deuxième option est petitement validée, mais validée quand même. Nous repartons alors vers Albertville pour une descente boisée et très agréable le long du Doron.
Nous entamons un bout de liaison sur une route-qui-va-tout-droit, tous les 4 dressés sur nos repose-pieds, à la recherche du moindre courant d’air pour éviter la surchauffe. Nous devions avoir l’air fin comme ça, ça aurait mérité une photo !
Nous bifurquons vers Grésy-sur-Isère puis le château de Miolans pour attaquer la montée vers le col de Frêne – mais ça ne va pas, non ?! Les freins sont pour les lâches, on a dit ! Nous nous sommes quand même arrêtés pour la pause pique-nique, à l’ombre d’un bosquet. Nous gardons une place pour le dessert car nous ne sommes qu’à quelques encablures de Lescheraines. Nous repartons sur la route gravillonnée de frais et la prudence est de mise pour plusieurs centaines de mètres ; heureusement, la route n’est pas trop viroleuse à cet endroit. Dès le panneau fin de gravillons, j’attaque la première épingle avec entrain, mais une brève glissade me rappelle à l’ordre : les gravillons sont baladeurs et ne respectent pas forcément la signalisation routière (les petits chenapans), donc même après le panneau, il peut y en avoir… Nous y allons calmement jusqu’à les voir complètement disparaître du bitume et arrivons rapidement à Lescheraines, garons les motos et nous dirigeons vers le fameux glaciers. Mes compagnons de route comprennent enfin : « ah, mais c’est un glacier qui fait des glaces ! » « Ben oui ?! Ah, mais vous aviez compris que c’était un glacier de montagne, genre le glacier du Mont-Blanc ?! » Grand moment !
Bref, nous sommes entrés dans la chocolaterie Jacob pour choisir nos parfums et déguster nos glaces sur la terrasse. Nos mines réjouies vous indiquent à quel point les glaces sont bonnes !

« Miam, vraiment bonnes, ces glaces ! »

« Miam, vraiment bonnes, ces glaces ! »

« Toi, tu as terminé la glace que je voulais prendre alors fais gaffe avec ton appareil photo »

« Toi, tu as terminé la glace que je voulais prendre alors fais gaffe avec ton appareil photo »

« J'ai pas pris de glace, mais je suis content d'être là ! »

« J’ai pas pris de glace, mais je suis content d’être là ! »

Avant de repartir, notre regard n’ayant bien évidement pas échappé au frigo rempli de boissons houblonnées locales, nous achetons de la bière La Baujue (brassée à quelques centaines de mètres d’où nous sommes) pour l’apéro du soir. Merci à Mika d’avoir eu la bonne idée d’apporté une glacière et à la serveuse de nous avoir passer des bouteilles d’eau glacée pour tenir la bière au frais le reste de la balade.
Nous reprenons la route en direction du col de Leschaux (il n’y avait même pas de miel ou de chocolat en poudre pour mettre avec…) puis du Semnoz.

Panorama depuis le Semnoz

Panorama depuis le Semnoz

La dernière fois que je suis passé là, c’était avec Ika et Tof juste après les K-days 2014. Le climat était bien différent : des plaques de neiges étaient encore présentes sur les bas-côtés, une tempête en préparation nous menaçait et un vent à écorner les bœufs nous cinglait le visage. Aujourd’hui, c’est chaleur et ciel bleu : ça change !
Nous redescendons alors vers la fournaise des abords du lac d’Annecy. Nous prenons la départementale qui longe le lac pour rejoindre son extrémité sud. En cette veille de week-end, la route est surchargée et sa faible largeur ainsi que la présence de terre plein ne nous permet pas de remonter la file interminable de voiture. Nous cuisons litteralement sous nos cuirs. C’est bien « à-point » que nous arrivons au camping au bord du lac. Nous montons rapidement nos tentes et allons piquer une tête dans le lac pour nous rafraîchir…

« Wah, ça fait du bien ! »

« Wah, ça fait du bien ! »

… pendant que Kevin joue les maître-nageurs assis sur son Zodiac.

« Je vendrais bien ma BM pour changer de véhicule, moi »

« Je vendrais bien ma BM pour changer de véhicule, moi »

Bon, ce n'est pas le tout de se rafraîchir mais il est encore tôt ! Nous nous ré-équipons pour aller faire le dernier col de la semaine : la Forclaz. Nous continuons sur quelques kilomètres la départementale empruntée précédemment puis nous bifurquons à Vésone pour monter jusqu'au col. Nous profitons de cette dernière montée bien quelle soit un peu encombrée par moment. En haut, nous profitons de la vue sur tout le lac d'Annecy, puis nous entamons une mini-randonnée pour rejoindre le site de décollage des parapentistes : il n'y a pas long à faire, mais ça grimpe sévèrement ! Il s'agit du plus gros site de France, c'est un flux continu d'envol : très impressionnant à voir !

P1170906 parapente col Forclaz


P1170904 parapente col de la Forclaz
Vol au dessus du lac d'Annecy Vol au dessus du lac d’Annecy

Après nous être reposés quelques longues minutes au sommet pour reprendre notre souffle tout en observant la valse des décollages, nous redescendons vers le parking. Mika fait le tour des magasins de souvenir du col pour enfin trouver une mascotte pour sa kawette. Nous poursuivons la descente vers le lac, en selle sur nos montures, c’est moins fatiguant ! La route au milieu des arbres est agréable. Mais nous y croisons 2 voitures et un cycliste arrêtés sur le bord ; ça sent à plein nez le choc frontal des 2 boîtes-à-roues suite à un dépassement du cycliste par une des 2 en plein virage sans visibilité… Juste de la tôle froissée, mais je me dis que si nous étions partis quelques minutes plus tôt, ça aurait pu être un de nous en face de la voiture qui déboîte…
Nous continuons tranquillement la descente puis reprenons la départementale pour revenir au camping. Un arrêt à la supérette plus tard pour avoir de quoi grignoter pour l’apéro et nous voilà de retour au camping. Après une baignade rapide dans le lac et/ou une douche selon les participants, nous nous installons sur la plage pour prendre l’apéro bauju alors que le crépuscule s’installe. Kevin sort son godet ! *Wait. What ?! * « Ah mais t’en avais un en fait ?! » « Bah oui, mais tu sortais le tien tous les jours, donc je n’avais pas besoin de le sortir ! »

Nous enchaînons avec le dîner alors que la nuit est là et nous terminons le digestif qu’il nous reste (je précise que c’était une petite bouteille avant qu’on ne nous traite d’alcooliques notoires).
Nous allons nous coucher tour à tour. Tandis que Kevin est déjà dans les bras de Morphée, nous assistons à un phénomène rare que personne ne soupçonnait :

Nous allons nous coucher morts de rire avant de rapidement trouver le sommeil après cette dernière journée.


Jour 8 : Doussard – …

Et voilà, il est venu le temps de nous séparer. Cette semaine est très trop vite passée ! Chacun rejoignant des coins différents, nous émergeons progressivement, l’air hagard ; certains, plus que d’autres…

« Quoi, c'est déjà la fin ? »

« Quoi, c’est déjà la fin ? »

Kévin est déjà debout depuis un moment : il a pour objectif de partir à 8 heures car il doit rentrer jusqu’à Caen dans la journée. Après, nous avoir salué, il monte sur son tracteur et il est 8h01 quand nous le voyons s’éloigner dans l’allée du camping.
Avec Mika et Clem, nous allons prendre le petit-déjeuner sur la plage du lac, devant le lever de soleil. Nous lézardons un peu puis allons replier tranquillement nos tentes. Après avoir pris un café au bar du camp, nous disons au revoir à Clément puis enfourchons nos bécanes pour reprendre la route qui longe le lac, bien moins chargée que la veille. Arrivés à Sevrier, nous saluons Clément qui continue vers Annecy pour prendre l’autoroute vers Orléans tandis que le duo de Mickas repart pour une traversée des Bauges. Nous repassons par le col de Lescheaux et Lescheraines puis nous continuons vers le col de Plainpalais, Saint-Jean-d’Arvey et Chambéry, à la recherche du Dafy moto : je dois changer mes pneus car l’arrière est rincé et l’avant ne tiendra pas jusqu’à la fin du voyage et Mika doit trouver un pantalon moins chaud pour éviter de cuir dans son cuir (cuir moustache). Je n’avais pas vraiment prévu cette dépense en pensant qu’ils allaient tenir jusqu’à la fin du trip, mais pas le choix ! Un repas, un changement de pneus et un jean moto plus tard, puis nous nous disons au revoir avec Mika. Lui va voir une amie sur Chambéry puis continue le trip vers l’Allemagne tandis que je retourne dans les Bauges (encore !) faire une bise à ma sœur avant de continuer la balade vers l’ouest. Je ne suis qu’à la moitié de mes vacances, j’ai 2 pneus neufs à roder et tant de routes m’attendent ! Mais ceci est une autre histoire…


Conclusion de la semaine

Ainsi s’achève mon premier road-trip en groupe, mais surement pas le dernier ! J’avais un peu d’appréhension avant le départ car je ne connaissais pas beaucoup voire pas du tout mes coéquipiers et avait roulé avec eux de très peu à pas du tout. Mais cette appréhension s’est très vite dissipée au fil des kilomètres parcourus. Merci à mes coéquipiers pour cette semaine de virolos, d’apéros (mais toujours avec modération – si si, je vous jure ! ), de rigolades, de soleil et de chaleur, bref, de bonheur ! Mais je reste déçu que David n’ait pas pu terminer le voyage avec nous (tu l’auras ta vraie pizza italienne ! ). Finalement, c’est parti de pas grand chose : un post de Kevin sur le forum pour demander si des gens étaient partant, un road-trip qui se construit petit à petit et une superbe semaine (oui, je me répète, mais c’était vraiment top ! ). Au final, ce n’est pas si difficile, il suffit de se lancer !

Merci de m’avoir lu et encouragé pendant l’écriture du compte-rendu, ça me fait plaisir d’avoir partagé cette semaine avec vous. J’espère que ça motivera du monde à se lancer à leur tour et de partir en voyage !


On the next episode : c’est la fin de la première semaine de voyage, mais sûrement pas la fin des vacances !

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