Jour 5 : Bourg-Saint-Maurice – Briançon


L’itinéraire du jour

Encore un lever sous le ciel bleu : perfect ! Je vous passe les détails de la préparation du matin qui devient maintenant une routine : les tentes et le matos sont repliés avec de plus en plus d’efficacité, ce qui nous permet de partir plus tôt, pour en profiter encore plus !
Ce matin, le programme d’échauffement consiste à remonter la route qui serpente le long de l’Isère (la rivière, pas le département) ; il fait encore un peu frisquet dans les zones d’ombre, vivement le passage au dessus des arbres !
Après une pause photo au barrage hydroélectrique de Val d’Isère, nous traversons la ville du même nom (Val d’Isère, pas hydroélectrique) puis attaquons le point culminant de notre balade : le col de l’Iseran ! Le fait de ne pas être partis trop tard nous permet de bien profiter de la montée sans avoir à gérer trop de dépassements de cyclistes.

Mika à l'attaque...

Mika à l’attaque…

... et Clément qui pousse son 4-pattes dans ses derniers retranchements

… et Clément qui pousse son 4-pattes dans ses derniers retranchements

Au sommet, nous faisons une pause et prenons la pose après cette ascension magique.

4 kawettiens au sommet

4 kawettiens au sommet

Mais la tête commence à nous tourner à cause du manque d’oxygène, il faut vite redescendre (toutes les raisons sont bonnes pour rouler ! ). D’un point de vue conduite, la descente est bien moins intéressante que la montée, ce qui nous permet de profiter des paysages magnifiquement splendides. Nous arrivons rapidement à Bonneval-sur-Arc, village classé parmi les plus beaux de France, avec ses maisons aux toits de pierre.

Bonneval-sur-Arc

Bonneval-sur-Arc

On croise de drôle de bestiole verte à Bonneval - Lotus 23

On croise de drôle de bestiole verte à Bonneval – Lotus 23

Après quelques achats de produits locaux (confitures, chocolats, pâtés, fromages – nous sommes gourmands et nous l’assumons), nous repartons le long de l’Arc (la rivière, pas l’arme, de toute façon, c’est bien connu, les motards ne sont pas des flèches…) jusqu’à Lanslevillard où nous bifurquons pour entamer la grimpette vers le mont Cénis et son lac de barrage sur la rive duquel nous jetons notre dévolu pour le pique-nique. L’approche se fait sur un bout de chemin bien trailisant garni de pierre (« présent ! ») où Kévin s’en donne à cœur joie.

Un paysage qui met en appétit

Un paysage qui met en appétit

Nous finissons les derniers mètres à pied pour s’installer sur la plage. La température de l’eau ne permet décemment pas la baignade, mais nous nous rafraichissons en y trempant les pieds, heureux d’être sortis des bottes.

On n'est pas bien là ?

On n’est pas bien là ?

La flore du mont Cénis - il en faut du courage pour pousser ici

La flore du mont Cénis – il en faut du courage pour pousser ici

Une fois repus, nous longeons le lac puis descendons vers la frontière. Arrivés en bas, nous nous retournons pour voir le barrage qui est invisible, caché sous une montagne de rocaille : impressionnant ! Si on ne sait pas qu’il y a un barrage et un lac derrière, on ne le devine absolument pas.
Nous traversons la frontière italienne et nous nous arrêtons à Susa pour prendre le café (mmmmh espresso). Puis nous suivons le cours du Fiume Dora Riparia le long duquel nous arsouillons de manière fort sympathique avec deux Ritaliens du cru, ce qui nous rapproche assez rapidement de la frontière. De retour en France à Montgenèvre, nous descendons jusqu’à Briançon, notre camp du jour, où nous n’arrivons pas trop tard.
« Bon les gars, on est au pied de l’Isoard, là, on ne peut pas repartir sans l’avoir fait !
– j’en suis !
– mouais, ch’ais pas, chaleur, fatigue, toussa… »
Après avoir monté le camp et convaincu les plus récalcitrants (qui n’ont finalement pas récalcitré tant que ça pour venir), nous traversons Briançon puis attaquons la montée alors que nous ne sommes pas encore sortis de la ville. La première portion, presque insipide, nous mène jusqu’à Cervières. A partir de là, c’est festival jusqu’au sommet ! Un bitume parfait, pas un chat cycliste sur la route, un paysage grandiose, des virages de folie, une forêt de sapins qui se clairsème pour terminer sur un décors quasi lunaire, des épingles pas trop épinglantes, bref, du bonheur en barres (de fer, la barre à tout faire) !

izoard


izoard
Une pose (ndr : c'est fait exprès) bien méritée après cette montée Une pose (ndr : c’est fait exprès) bien méritée après cette montée

Même Monsieur Panda est content d'être là

Même Monsieur Panda est content d’être là

Le terrain de jeu

Le terrain de jeu

L’interview des participants :

"Nan, mais l'air, il est trop pur pour moi"

« Nan, mais l’air, il est trop pur pour moi »

"Oh pinaise, c'était bien ; on y retourne ?!"

« Oh pinaise, c’était bien ; on y retourne ?! »

"Attends, laisse moi introspecter dans mon fort intérieur et on s'en reparle"

« Attends, laisse moi introspecter dans mon fort intérieur et on s’en reparle »

Après s’en être mis plein les mirettes et avoir laissé nos montures refroidir un peu, nous repart… Ah ben non, la BM fait des siennes : une histoire de clé codée, qui code trop et v’la-t-y-pas que la moto ne veut pas démarrer ! Après quelques tours de passe passe avec la clé, le bi-cylindres teutons s’ébroue de nouveau et nous redescendons vers Briançon, parce que mine de rien, il est tard et on a soif (et faim aussi, un peu) !
Après un arrêt éclair au café supermarché juste avant sa fermeture puis un ravitaillement en essence pour anticiper sur le lendemain matin, nous retournons au camping pour prendre l’apéro et dîner après une douche salvatrice suite à cette chaude journée.
Après le repas, deux cyclistes Italiens nous invitent à boire du vin chaud qu’ils ne veulent pas finir de peur de ne pas pouvoir repartir le lendemain matin. Nous papotons un peu avec eux en sirotant puis regagnons nos tentes respectives car la journée a été intense.


On the next episode : après une journée exceptionnelle comme celle-ci, que nous réserve la journée suivante ? Sera-t-elle à la hauteur de nos espérances ou la lassitude des virages poindra-t-elle le bout de son nez ?

Social tagging: >

Laisser un commentaire