Jour 4 : Chamonix – Bourg-Saint-Maurice


Le réveil se fait sous un ciel couvert, mais il ne pleut pas. Après le petit-déjeuner sous les odeurs de saucisses grillées préparées par les Japonnais de la table à côté (ça met en appétit de bon matin ! ), David appelle son assistance entre 2 pliages de tente. Après maints tergiversations, il décide d’arrêter le voyage, de rester à Chamonix et de se faire rapatrier chez lui. Pas glop de laisser sur le carreau un camarade de voyage.
Après les aux revoir, nous voilà quatre à reprendre la route vers Vallorcine puis la Suisse. Nous croisons les doigts au passage du lieu de la panne en espérant qu’il n’y ait pas d’autre victime de l’air helvète. Nous descendons vers Martigny par des petites routes au milieu des vignes, dommage qu’il n’y a pas un rayon de soleil pour égayer le paysage. S’en suit une route de liaison insipide vers le monument de la journée : le col du Grand Saint-Bernard. A partir d’Orsière, les courbes commencent à apparaître. A la sortie du demi-tunnel, c’est festival de virages jusqu’au sommet. Les bi-cylindres s’en donnent à cœur joie tandis que le 4 pattes est à l’agonie dans les sorties d’épingles mais tout le monde parvient au sommet, où nous admirons le lac et le paysage alentour.

Le lac du Grand-Saint-Bernard

Le lac du Grand-Saint-Bernard

Sa flore

Sa flore

Sa faune (nous avons dit bonjour à Didier)

Sa faune (nous avons dit bonjour à Didier)

Après les achats de couteaux et chocolats de circonstance, nous repartons du col pour traverser la frontière vers l’Italie et entamer la descente vers Aoste. Nous nous prenons juste quelques gouttes, qui n’arrivent pas à perturber notre progression vers le déjeuner qui s’annonce. Les derniers kilomètres se font au rythme limacier d’un Combi Volkswagen que nous ne parvenons pas à doubler. D’autant plus qu’en atteignant la vallée, la température a grandement augmenté depuis le sommet du col et il nous tarde de poser le cuir. Ayant finalement réussi à dépasser le Combi à la suite d’un de ses arrêts inopinés dans les ruelles aostiennes, nous nous garons enfin. Après quelques pérégrinations dans les rues piétonnes du centre ville, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de la place de l’hôtel de ville pour y manger une pizza. Pas très original, mais on s’est régalé en ayant une pensée pour David qui ne l’aura pas eu.
Nous traversons ensuite la place pour aller manger le dessert à la gellateria du coin. La promenade digestive s’impose car nous ne pouvons pas reprendre les motos en l’état : il faudrait augmenter la précontrainte de nos amortisseurs qui est déjà à bloc…

Après un arrêt essence, nous repartons le long du Val d’Aoste dont les longues courbes nous permettent de terminer tranquillement la digestion. Puis à Chenoz, nous bifurquons vers le col du Petit Saint-Bernard. La première partie de l’ascension est boisée, ce qui nous rafraichit de la fournaise de la vallée. Mais rapidement, les nuages se réinvitent pour nous tenir compagnie sur la dernière partie de la montée.

P1170791 Col du petit Saint Bernard


Panorama au sommet du col du Petit Saint Bernard - la météo est contrastée Panorama au sommet du col du Petit Saint Bernard – la météo est contrastée

Côté pile

Côté pile

Côté face

Côté face

Au sommet, nous faisons une pause goûter pendant que Mika (pas moi, l’autre) essaye de trouver un St-Bernard pour accrocher à sa Kawette (une peluche, pas un vrai). Bredouille, il tente alors l’escalade… de la moto de Kévin.

"Il est bizarre ce sol, il n'est pas palpable"

« Il est bizarre ce sol, il n’est pas palpable »

Chacun ayant retrouvé sa monture, nous commençons la descente vers Bourg-Saint-Maurice en passant par la station de la Rosière où nous voyons au bord de la route une énorme sculpture de Harley-Davidson en bois. Quelques lacets plus bas, nous voilà à destination. A peine 30 kilomètres à vol d’oiseau nous séparent de notre point de départ, mais il nous en aura fallu plus de 200 par la route. Vive la montagne !
Nous montons le camps dans le seul camping de Bourg.

Kévin est content d'être là...

Kévin est content d’être là…

... tandis que Clément est...

… tandis que Clément est…

... mais Mika s'en fout, il monte ça tente.

… mais Mika s’en fout, il monte ça tente.

Nous partons dans cette ville très très calme en quête d’un bar pour y boire l’apéro. Nous finissons par en trouver un dont le service dure une éternité, à tel point que l’envie nous prend d’aller nous servir nous même. Il nous faudra environ 3 fois moins de temps pour finir nos verres… La fin nous tenaillant, nous regagnons le camps pour enfin dîner et… se coucher car mine de rien il est déjà tard !


On the next episode : l’étape du jour n’a été qu’une mise en jambe pour les jours à venir ! Ne manquez pas le prochaine épisode pour de nouvelles aventures virolesques

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