Jour 3 : Chamonix – Chamonix


L'itinéraire du jour

Le troisième jour s'annonce exceptionnel en voyant la météo au réveil : ciel bleu et pas un nuage en vue !

Le Mont-Blanc à l'aube

Le Mont-Blanc à l’aube

Nous allons avoir chaud, mais ça va être beau. Après le petit déjeuner, il faut plier le camp : les joies de l'itinérance. Les moins habitués galèrent un peu avec le repliage et le rechargement de la moto, mais à grand coup de compression de César, nous finissons par y arriver.

Le Mont-Blanc le matin

Le Mont-Blanc le matin

Et c'est parti pour attaquer… le plein et les courses au supermarché du coin. Nous nous mettons en route dans les bouchons ; quelques coups d'interfile et un passage à niveau plus tard, c'est vraiment parti pour la montée vers Vallorcine, juste avant de passer la frontière helvétique. A peine deux kilomètres après être arrivés en Suisse, je vois une guirlande de warnings s'allumer dans mes rétros et les motos s'arrêter sur le côté de la route. Je fais demi-tour : la moto de David a décidé de faire des siennes – plus d'accélération et 20 secondes après un tac tac tac et le moteur s'est coupé.

Nous nous garons sur le coté de la route, en plein soleil et tombons les cuirs pour ausculter la moto. Les essais de démarrage sont non concluants. L'hypothèse du problème de soupapes des K12 germe rapidement, mais nous allons quand même essayer de voir si ce n'est pas un simple problème de bougie. Avec les quelques outils à notre disposition et un couteau suisse (oui, nous profitons des produits locaux – c'est ça aussi le tourisme motard), nous tombons le réservoir, le haut de la boîte à air et… c'est tout ; impossible d'aller plus loin avec nos outils et notre faible connaissance de la dernière génération de kawette. Nous entreprenons le remontage pendant que David appelle l'assistance. Le dépanneur sera là dans 45 minutes, ce qui nous laisse le temps de pique-niquer, juste de l'autre coté de la route, à l'ombre ("Tiens mais pourquoi ne sommes nous pas venu bricoler ici, il fait tellement meilleur"). A peine le déjeuner terminé, le dépanneur arrive et charge la kawette de David. Il nous dis que c'est lundi, donc il va la mettre au dépôt et la déposera le lendemain au garage que lui indiquera l'assistance.

Devant l’imprécision de la situation, nous décidons de retraverser la frontière afin que David puisse appeler son assistance sans que ça ne lui coûte un bras. Nous répartissons les bagages restant et David sur les différentes motos puis nous allons jusqu'à une terrasse pour prendre café/rafraichissement et tarte aux myrtilles pour les plus gourmands.

La situation étant figée pour la journée, nous décidons de repartir rouler un peu et de retourner sur Chamonix où David prendra une décision en ayant des nouvelles de l'assistance. Suivant les conseils d'un touriste, nous repartons côté Suisse et entamons une ascension vers un petit village, sur une route à chèvre avec des épingles au dénivelé monstrueux. Dans la dernière (et la pire) épingle à droite de cette route, pas du tout habitué à avoir un passager en plus du chargement, je me concentre et regarde la falaise qui se rapproche dangereusement. Je sers les freins pour stopper la moto, qui se met à reculer malgré les roues bloquées tellement la pente est forte. David me demande alors : "Tu veux que je descende ?" -"Euh, ben attends que la moto s'arrête avant". Kawette s'arrête enfin après quelques dizaines de centimètres de glissade à reculons, fort heureusement sans chute. David descend pour me permettre de terminer l'épingle plus sereinement puis remonte. Nous rejoignons ensuite une route bien moins chevrotante pour atteindre un petit village (Giétroz) avec une belle vue sur la vallée puis repartons dans l'ascension vers le lac d'Emosson. Mais en pleine montée : STOP ! Ce qui devait arriver arriva… Bluette atteint les 100000 km !

Bel endroit pour passer les 100000 km !

Bel endroit pour passer les 100000 km !

Après avoir immortalisé l'instant, nous repartons jusqu'au lac où nous faisons (encore !) une pause à la terrasse du bar.

emosson


Le lac d'Emosson Le lac d’Emosson

Nous retournons ensuite sur nos pas jusqu'à Chamonix (sans faire de pause !) au camping où nous étions la nuit précédente.
La proprio : ah ben vous revoilà ?
Nous : oui, problème avec une moto, du coup, on revient !

Et au moment de payer : bon avec une moto en moins, ça fait un peu moins cher qu'hier, mais je ne peux pas vous rendre la monnaie sur les chèques vacances, alors à la place, je vous donne une canette, ça vous va ? (ndr : ça faisait le prix exact)
Nous : oui !
La patronne : bon aller, je vous en donne 3 !
Nous : super merci ! Bon, il va falloir partager en 5, mais on va se débrouiller.
La patronne, après quelques secondes : bon je vous en donne 5 alors ; j'ai bière, cola, oran…
Nous : STOP ! bière
La patronne : mais et ceux qui sont restés dehors, ils veulent quoi ?
Nous : ben de la bière !
La patronne : vous êtes sûr ? Demandez leur quand même
Nous : les gars, vous voulez une bière ?
Les gars : oui
Nous (à la patronne) : vous voyez ?!

Nous allons alors monter le camp en sirotant notre pré-apéro puis partons au centre ville boire un coup à la santé du kiloversaire de Bluette. Puis courses, retour au camp, dîner (bizarre, ça ressemble vachement à la soirée de la veille), observation des étoiles puis dodo après cette journée atypique.


On the next episode : Que va-t-il arriver à la kawette de David ? Que va faire le groupe ? Qui va continuer le voyage ? Coming soon !

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