Jour 17 : Argentat – Paris


L’itinéraire du jour

Je m’excuse d’avance, mais je n’ai pas pris beaucoup de photos aujourd’hui (deux en fait). Alors je vais meubler comme je peux pour combler le manque d’illustrations de cet article.

Tu as vu comme je meuble ?

Tu as vu comme je meuble ?

Hum… Je divague…

« Vague ! » – mickaHELL

Bon, j’arrête. C’est parti !

Dur dur, le réveil qui sonne à 7h ; il ne me manquait vraiment pas lui ! Je me prépare tranquillement alors que le camp est encore endormi. Comme les autres campeurs, le jour se lève doucement sur la Dordogne.

Apé... Ah non, c'était hier soir. Petit-déjeuner, alors !

Apé… Ah non, c’était hier soir. Petit-déjeuner, alors !

Ordinairement, je suis toujours juste au niveau timing, mais pour une fois, je suis à l’heure : le rendez-vous est à dix heures à Seilhac, il me faut soixante minutes (c’était juste pour ne pas répéter le mot heure une fois de plus dans la phrase) pour y arriver ; à neuf heures, je suis sur la moto ! Top départ : je longe la Dordogne sur quelques kilomètres pour retourner jusqu’à Argentat puis bifurque vers le nord – quand faut y aller, faut y aller… Malgré la fraîcheur matinale, la route est très agréable : grandes courbes, bon enrobé, bonne visibilité, pas grand monde, j’enrouler à bon rythme (raisonnablement vif, comme dirait l’autre). Le voyant de réserve commence à clignoter plusieurs kilomètres avant Tulle. Normalement, je dois tout juste avoir de quoi rejoindre Seilhac, mais je ne suis pas joueur : je préfère faire le plein et être sûr de ne pas tomber en panne sèche.

Le ravitaillement effectué, je déroule jusqu’au point de rendez-vous. J’ai tout juste le temps de faire quelques courses pour le pique-nique du midi et ramener des spécialités culinaires corréziennes, que je vois arriver Crichtine accompagnée de Jean-Louis, son père qui vient faire un bout de chemin avec nous. Après quelques minutes de présentations/discussions, nous nous préparons à partir ; Crichtine me glisse :
– Oh, sinon, tu veux bien ouvrir ?
– Mais, euh…

Il faut dire ce qui est : – je ne connais pas la région. Je pensais que vous alliez le faire étant donné que c’est votre terrain de jeu.
– Tu n’as pas rentré les points dans le GPS ?
– Euh, si au cas où
– Super, tu vois que tu peux le faire !
– Bon ok

Nous voilà donc partis sur les routes Corréziennes, à travers les forêts et les vallons. Nous arrivons rapidement à Treignac où nous rejoignons la Vézère pour la suivre sur quelques kilomètres. Nous passons ensuite en Haute-Vienne où les routes sont un poil moins entretenues et le paysage se fait un peu moins vallonné. Nous traversons Eymoutiers puis faisons une pause-café à Bourganeuf.

Nous repartons par les chemins de traverse ; ce n’est pas très roulant, mais les vallons sont de retour et la route est plutôt agréable. Nous arrivons à Bessines-sur-Gartempe où nous pique-niquons.  Après déjeuner, nous ne nous attardons pas et rejoignons l’autoroute. Là, ça sent vraiment la fin…

Nous faisons une pause-café à l’Escale de Châteauroux, juste au bord de l’aéroport. Pendant que nous sirotons, des avions dansent au-dessus de nos têtes : c’est l’entraînement des pilotes pour le championnat du monde de voltige aérienne, le WAC 2015.

Nous laissons Jean-Louis à l’observation des Appareils Volants Imitant l’Oiseau Naturel et reprenons le long ruban monotone avec Crichtine. Le ciel gris dans la direction que nous prenons n’aide vraiment pas à garder la motivation… Le voyage est seulement animé par un hurluberlu qui nous gratifie d’une sorte de danse/mouvement de toréador depuis la bande d’arrêt d’urgence. Quelques gouttes commencent à claquer sur nos casques, mais heureusement, il n’y en aura pas plus.

Plus nous nous approchons de Paris, plus le trafic s’intensifie ; les retours de vacances sont nombreux aujourd’hui. Une centaine de kilomètres avant l’arrivée nous faisons une pause avant d’attaquer la dernière partie du voyage. C’est de très loin la plus pénible : paysage inintéressant, ciel maussade, fin des vacances, trafic dense, interfile, fatigue accumulée qui surgit ; je n’ai qu’une hâte : arriver à destination.

Après l’ultime remplissage de réservoir à la station-service à côté de chez moi, Crichtine repart pour Paris tandis que je rejoins mes pénates. L’envie de me poser est intense, mais je ne me laisse pas faire. Ce matin, j’ai plié la tente encore mouillée par la rosée ; du coup, il faut la faire sécher. Les joies du retour après une itinérance en camping.

Ce soir, c'est camping au parking !

Ce soir, c’est camping au parking !

Après avoir commencé à ranger quelques affaires, c’est l’heure de la bière. Elle est dans le réfrigérateur depuis plus de deux semaines, elle est bien fraîche ! Voilà le dernier apéro des vacances pour fêter la fin de ce road-trip avec un nouveau record de distance.

Et voilà qui conclut ce voyage. Vivement le prochain !


Merci de m’avoir lu, d’avoir « aimé » les articles, d’avoir commenté ! Merci à ceux qui m’ont hébergé/nourri pendant le voyage : Marina/Tom, Eira/Mars, Nico/Laura. Merci à ceux qui ont fait un bout de route plus ou moins long avec Kawette et moi : Kevin, Claf, Mika, David, Eira, Mars, Jean-Louis et Crichtine et les motards inconnus avec qui nous avons fait un bout de chemin. Merci à mon correcteur orthographique qui vous a évité bien des saignements oculaires : Reivax.


On the next episode : ah ben non, je suis con, c’était le dernier du voyage… Mais restez à l’affut, j’ai entendu dire qu’un chantier était en passe d’être continué. D’ailleurs un indice se cache dans cet article…

À bientôt pour de nouvelles aventures !

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