Jour 16 : Messanges – Argentat


L’itinéraire du jour

Pour ne pas changer, encore un lever sous le ciel bleu. Après avoir remballé mes affaires, je fais quelques courses pour me ravitailler en prévision du pique-nique du midi. Je passe devant un étal avec des gâteaux basques ; je ne résiste pas et en prends quelques-uns pour m’aider dans la difficile épreuve du retour qui s’annonce.

Un café et un plein d’essence plus tard, je prends la route. Le premier point de l’itinéraire du jour est Marmande, je cale le GPS mis en mode « Éviter les autoroutes » et roule. Je pensais m’ennuyer fortement pour sortir des Landes avec des lignes droites à gogo, mais il me fait passer par les chemins de traverse et finalement, il y a des virages de temps en temps ! C’est sûr que ça n’a rien à voir avec les massifs montagneux que je viens de traverser, mais je m’attendais à bien pire. Par contre, niveau paysages, c’est plutôt répétitif : des pins, des pins, des pins, des pins, un champ, des pins, des pins, des pins, des pins, un champ, des pins, des pins, un village, des pins, des pins, des pins, des pins, … (Bon, je vous épargne le reste du parcours sinon, j’en aurais pour quelques articles…)

Un peu avant Luxey, le GPS me fait tourner sur la droite pour rejoindre le village ; il y a des barrières sur le côté de la route, mais je ne me pose pas plus de questions que ça. J’avance un peu sur la route où de nombreuses voitures et camping-cars sont garés ; il y a même quelques tentes à côté des fossés. Les gens qui sont là ont tous des tronches de déterrés. Ça sent la fin de festoch’ à plein nez. Je continue quand même, mais je me retrouve face à une barrière gardée par des bénévoles. Ce coup-ci, pas le choix, il faut faire demi-tour. Je retourne jusqu’au carrefour où j’avais bifurqué un peu plus tôt pour prendre un contournement. J’arrive dans Luxey par une autre route et en passant dans la ville, j’ai la confirmation qu’il s’agit bien d’un festival avec la présence d’affiches et de fléchages divers un peu partout (après renseignements une fois rentré, il s’agissait du festival Musicalarue).

Je sors de la ville, toujours entouré de camping-cars sur le bord de la route, mais ceux-ci s’espacent de plus en plus. Une fois passé le dernier, je gaze pour rejoindre Marmande par une route sans grand intérêt. Après cette ville, la route est plus sympa, serpentant au milieu des vignobles tandis que je me dirige vers Bergerac. Mais avant de continuer, je fais une pause pique-nique pas loin d’un château dont je ne me souviens plus du nom.

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Le château mystère Le château mystère

Après le pique-nique, je rejoins Bergerac pour une pause-café près de la Dordogne, avec vue sur des gabarres. Je vais ensuite remonter le cours de la rivière sur quelques kilomètres avant de bifurquer le long de son confluent le plus connu : la Vézère. Les routes périgourdines sont agréables et m’amènent rapidement aux Eyzies-de-Taillac et ses abris troglodytiques puis à Sarlat-la-Canéda ou je prends un peu de temps pour flâner dans la ville.

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Sarlat-la-Canéda Sarlat-la-Canéda

Je remonte en selle et reprends la route vers Brive-la-Gaillarde puis bifurque pour passer devant Collonges-la-Rouge. L’envie de m’arrêter pour aller voir ce village est là, mais l’heure déjà avancée et le parking bien rempli me font changer d’avis. Je reviendrai !

N’écoutant que ma fatigue, je déroule tranquillement pour parcourir les derniers kilomètres sur les routes corréziennes. Je rejoins la Dordogne que j’avais quittée un peu plus tôt pour suivre son cours jusqu’à Argentat. Pour le dernier soir, je me mets bien : je choisis le camping du Château du Gibanel, situé dans un méandre de la Dordogne. Malheureusement, tous les emplacements le long de la rivière sont déjà pris alors j’installe ma tente un peu plus haut, puis je fais le tour du propriétaire.

Le Château du Gibanel

Le Château du Gibanel

Comme c’est un camping avec tout plein d’étoiles, il y a une piscine sur le site. Je vais donc piquer une tête pour me détendre de la journée. Le fond de l’air ayant perdu quelques degrés depuis que j’ai quitté la côte, la sortie de l’eau est plutôt vivifiante ! Pour me réchauffer, quoi de mieux qu’un apéro pour fêter le dernier soir du road-trip ? Je m’installe au bord de l’eau en profitant des dernières lueurs du jour.

Enjoying the apéro

Enjoying the apéro

J’en profite pour contacter Crichtine qui séjourne quelque part en Corrèze avec sa famille et qui doit aussi remonter sur Paris demain. Elle était plutôt partante pour rentrer au plus vite par l’autoroute et moi plutôt partant pour passer un maximum par les petites routes. Nous coupons donc la poire en deux : les départementales pour commencer puis l’autoroute pour terminer et arriver pas trop tard en région parisienne. De toute façon, la fin de la remontée sur Paris est inintéressante quel que soit le chemin choisi. Crichtine me donne quelques noms de villes, je regarde vaguement sur la carte et les rentre dans le GPS puis je lui donne mon accord. De toute manière, je ne connais pas la région, je suivrai le guide ! Son père ayant eu vent de la balade qui se mettait en place, il décide de se joindre à nous. Je m’étais préparé à une remontée morose, mais c’est en train de grandement s’améliorer. Le rendez-vous est fixé pour le lendemain matin. Il n’y a plus qu’à !

La nuit tombant, le ventre grognant malgré l’apport régulier de chips, je vais dîner rapidement à la lueur de la lampe frontale. J’essaye ensuite de faire quelques clichés nocturnes, sans grands résultats : mon appareil-photo n’est pas vraiment dans son élément quand il s’agit de faire des clichés dans des conditions « extrême » et les chauves-souris ne sont pas tellement coopératives pour se laisser tirer le portrait. Je me rabats alors sur une cible nettement moins vive et nettement plus collaborative.

Cheeeeeeeeese

Cheeeeeeeeese

Je laisse les bestioles bestioler en paix dans la noirceur obscure de la nuit pour me diriger vers le château et profiter du bar.

Gibanel castle by night

Gibanel castle by night

Après un verre et quelques notes griffonnées dans mon carnet pour calculer mon kilométrage quotidien sous les notes d’un duo de musiciens, je rejoins ma tente pour me coucher : demain, il faut rentrer et je dois me lever tôt !


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p style= »text-align: justify; »>On the next episode : ça y est, c’est la dernière journée, il faut rentrer. Mais il n’est pas question de ne pas en profiter !

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