Jour 14 : Toulouse – Oloron-Sainte-Marie


L’itinéraire du jour

Réveil. Toujours la pluie… Groumpf… Bon, ce n’est plus la pluie d’orage d’hier, mais quand même. D’après monsieur Météo, les précipitations s’arrêtent normalement vers le milieu de la journée. Bon ben je vais passer la matinée à l’abri et différer un peu mon départ, du coup. J’en profite pour essayer de filer un coup de main à Nico pour démonter la rampe de carbus de son CBX 650 en cours de prépa. Malgré le WD40, impossible de desserrer ces foutues vis. Du coup, nous laissons tomber assez rapidement, n’ayant pas l’outillage nécessaire à disposition pour tenter quelque chose de plus barbare (Baston ! ).

Qu’à cela ne tienne, je prépare rapidement mon itinéraire du jour et commence à rassembler mes affaires avant que nous passions au déjeuner. La pluie s’est arrêtée, c’est bon signe, mais le ciel est toujours gris uniforme.

Après le repas, je vais chercher Kawette avant de la charger, mais en la démarrant, le moteur a un comportement étrange :

« Broooooooooooh – bweh – broooooooooooh – bweh – broooooooooooh – bweh – broooooooooooh – … » – Bluette

C’est quoi ce bin’s ? En plus ça sent l’essence imbrûlée. Bon, le moulin ne tourne que sur un cylindre et le deuxième embraye quand il veut. Me voilà bien ! Bon, de toute manière, je dois faire l’appoint d’huile donc il faut que je passe dans un magasin moto, je pourrais leur demander de jeter un œil. Je laisse le moteur tourner afin qu’il chauffe un peu pour voir si ça change quelque chose au problème, pendant que je charge la moto. Et bien non, ça ne change rien… Je m’équipe – yargl, mon blouson et mes gants sont encore bien humides ; il va vraiment falloir faire quelque chose pour rester au sec plus longtemps…

Après avoir entré dans le GPS l’adresse du Cardy donnée par les cousins et leur avoir dit au revoir, je pars dans une accélération asthmatique (enfin, plus asthmatique que d’habitude). Le deuxième cylindre n’en fait qu’à sa guise et se lance quand il veut bien, ce qui occasionne de gros à-coups. Au bout de cinq minutes, les à-coups se font plus rares, le deuxième cylindre tournant un peu plus longtemps à chaque fois. Au bout de dix minutes, plus d’à-coups, le moteur tourne normalement. Arrivé à Cardy, le problème ne s’est pas redéclaré, mais par précaution, je vais acheter des bougies au cas où il resurviendrait. Au pire, elles me serviront pour la prochaine révision. Sauf qu’il n’y en a pas en stock ni au magasin, ni au Dafy un peu plus loin… Bon, ben je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour qu’il n’y ait pas de problème ! L’appoint d’huile effectué, direction le centre commercial pour faire le plein de bouffe et trouver un vêtement de pluie étanche.

L’après-midi est déjà bien entamée, mais je suis paré pour enfin continuer vers l’ouest. J’enquille l’autoroute qui fait le tour de Toulouse puis la nationale jusqu’à L’Isle-Jourdain. Après avoir fait le plein, je coupe en direction de Tarbes par la D634/D632. Quelques gouttes m’accompagnent, mais rien de méchant ; je ne vais pas encore pouvoir tester ma veste de pluie. Je fais ensuite un bout de liaison jusqu’à Pau puis je passe par Jurançon où il y a une dégustation chez un vigneron ; la tentation de s’arrêter est forte, mais je continue ma route en essayant de penser à autre chose.

Encore un petit bout de liaison et je me retrouve à Gan où je prends les petites routes qui m’amènent à Oloron-Sainte-Marie (dédicace à mon grand-oncle Michel). Il est temps d’arriver, je commence à accuser le coup d’un trajet ayant eu pour unique pause le ravitaillement en carburant. En plus, il commence à se faire tard, c’est l’heure de trouver un camping. Il n’y en a qu’un à Oloron, le choix est vite fait. Je plante ma tente (en prenant l’apéro avec une mousse achetée à l’accueil du camping) et prévient les cousins pour leur dire où je fais étape et que je n’ai pas eu de problème avec Kawette. Nico me rassure en me disant que c’est arrivé à un pote à lui : un cylindre qui ne fonctionne pas à froid, mais fonctionne à chaud et que le problème est grave et doit être corrigé rapidement… Super ! De toute façon, je ne peux rien faire pour le moment, je verrai bien ce qu’il en est demain matin en démarrant la moto. Il ne me reste alors plus qu’une chose à faire : manger un morceau ! Parce que mine de rien, il fait faim. Puis pour digérer, je vais faire un tour en ville.

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Oloron-Sainte-Marie de nuit Oloron-Sainte-Marie de nuit

La patronne du camping m’a parlé d’un concert metal dans un bar de la ville, mais je ne le trouverai que trop tard, après moult pérégrinations dans la ville. Tant pis ! À la place, je retourne au camp et vais me coucher.


On the next episode : le problème de cylindre va-t-il réapparaître ? Vais-je atteindre mon objectif d’aller jusqu’à l’océan ? Vous le saurez bientôt !

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