Jour 13 : Lannemezan – Toulouse


L’itinéraire du jour

Une fois n’est pas coutume, ce matin, il pleut. Beaucoup. Une bonne pluie d’orage, du genre qui mouille en moins de temps qu’il n’en faut pour sortir un parapluie. Mais pas le choix, le départ est aujourd’hui : Eira et Mars commencent leur remontée sur Paris, Crichtine va à Bordeaux et moi à Toulouse. Rouler sous une drache pareille ne nous enchante guère et c’est avec la motivation en berne que nous entamons une partie du rangement. Après que Mars a fait une incantation pour essayer d’éloigner la pluie, nous nous mettons au petit-déjeuner. Nous finissons le lembas aux myrtilles et autres joyeusetés pour nous caler l’estomac pour un bon moment.

Nous continuons ensuite le rangement/ménage/chargement des motos tandis que le soleil fait son apparition. Finalement, nous allons peut-être pouvoir rouler dans de bonnes conditions !

Espérons que le temps se maintienne. Certaines sont plus pessimistes que d’autres vis-à-vis de la météo et préfèrent s’équiper d’un pantalon de pluie en prévision. Mais comme la température est plutôt bonne, il faut trouver un compromis : les jambes sont remontées jusqsu’au genoux. Tout un style !

Une fois tout bouclé, les paquetages en place et nous complètement équipés, nous démarrons les… Ah ben non, Lumi ne veut toujours pas… Bien sûr, elle est chargée à bloc et en bas de la pente pour sortir. Forcément ! À quatre, nous n’avons pas trop de mal pour la faire démarrer à la poussette : une sur la moto, deux qui poussent et un qui regarde. Entre temps, le soleil a fait son œuvre : la route est presque entièrement sèche, il faudra juste faire attention dans les zones d’ombre. 

10h30, nous n’avons qu’une demi-heure de retard sur les prévisions aujourd’hui, nous nous améliorons ! Après les au revoir, Eira et Mars partent vers le nord pour commencer leur remontée sur Paris. Crichtine et moi allons faire un bout de route ensemble : comme elle va à Bordeaux, au nord-ouest et moi à Toulouse, au nord-est, nous coupons la poire en deux et partons… plein sud. C’est normal, tout va bien.

Après avoir suivi la Neste pendant quelques kilomètres et fait le plein d’essence, nous bifurquons vers l’ouest pour gravir le col d’Aspin. Nous montons à bon rythme derrière un Suisse en tondeuse Honda. Au sommet du col, nous faisons une pause pour échanger quelques mots avec le jardinier helvétique et prendre quelques photos.

aspin


Panorama depuis le col d'Aspin (de campagne) Panorama depuis le col d’Aspin (de campagne)

Nous redescendons du col puis bifurquons vers le suivant : le Tourmalet, bien connu des cyclistes.

Pendant la montée du Tourmalet (de chèvre)

Pendant la montée du Tourmalet (de chèvre)

Nous y faisons une courte pause pour immortaliser l’instant.

P1180026 col du tourmalet


Col du Tourmalet (de vache - pour changer) Col du Tourmalet (de vache – pour changer)

Crichtine en mode immortalisationnage du paysage par téléphone interposé

Crichtine en mode immortalisationnage du paysage par téléphone interposé

Nous redescendons du col le long des pistes de ski et remontées mécaniques en esquivant quelques vaches qui traînent sur la route. Arrivés à Luz-Saint-Sauveur, nous bifurquons vers le nord pour rejoindre Argelès-Gazost où nous faisons une pause. Crichtine décide de tracer sur Bordeaux pour ne pas y arriver trop tard. Pour ma part, j’ai encore le temps, alors je reprends ma progression vers Toulouse, toujours plus vers l’ouest… Le soleil de la matinée n’est plus qu’un souvenir : le ciel est nuageux, mais pas menaçant. Je déroule alors tranquillement jusqu’à Arrens-Marsous puis entame la montée du col suivant. Plus je grimpe, plus je me rapproche des nuages et je termine l’ascension dans un brouillard total.

Le col d'Aubisque (de homard) dans le brouillard

Le col d’Aubisque (de homard) dans le brouillard

Le lembas du petit-déjeuner ne fait plus effet et tous ces noms de col m’ont donné faim. Je casse une graine rapide en admirant le paysage depuis le col… sur les cartes postales de la boutique de souvenir : ça a l’air vachement sympa quand il fait beau !

Une fois rassasié, je continue la route qui serpente à flanc de montagne en oscillant autour de la limite des nuages – on me voit, on me voit plus – jusqu’à arriver au dernier col de la journée : le Soulor.

Col du Soulor, toujours dans le brouillard

Col du Soulor, toujours dans le brouillard

Je descends le col puis commence enfin ma remontée vers le nord ; il faut bien se résoudre à prendre la bonne direction à un moment ! Route de liaison dans la vallée jusqu’à Pau, je prends ensuite la D943 qui fait cap au nord-est. La montagne s’éloigne, mais le coin reste bien vallonné. La route, à priori sans intérêt d’après le bibendum car non bordée de vert sur la carte, est en fait super fun, pleine de virages et pas grand monde dessus. À Auch, terminé les petites routes pour aujourd’hui, je prends la nationale pour terminer le trajet. Une grosse demi-heure avant d’arriver à destination, la pluie fait son apparition. Tiens, elle ne m’avait pas manqué ! D’abord quelques gouttes, elle s’intensifie gentiment. Planqué derrière la bulle et sur voie rapide, ça passe. Mais ce n’est que le début : l’averse se transforme en bonne grosse drache des familles. Je prends alors la première sortie sur mon chemin pour mettre mon pantalon de pluie ; même si je suis déjà bien mouillé, au moins je ne serais pas détrempé : c’est toujours ça de pris. Et c’est reparti sous la douche qui ne fait pas mine de vouloir baisser d’intensité. J’arrive enfin à Toulouse et croise 3 policiers motocyclistes, abrités sous un pont, en chemisette… Z’ont l’air fin, tiens… Je poursuis mon chemin et arrive à destination chez les cousins quelques minutes plus tard. Bon, c’est définitif, mon blouson étanche ne l’est plus ; il va falloir que je remédie au problème pour la suite du voyage.

Après un apéro pour se réchauffer et laisser passer l’averse (ou comment joindre l’utile à l’agréable), nous partons manger, histoire de reprendre des forces après cette journée. Nous faisons dans le local : un cassoulet dans une cave (oui bon, ok, le cassoulet, c’est de Castelnaudary, pas de Toulouse. Mais vu d’un francilien, c’est local !).

Après ce dîner gargantuesque, le digestif s’impose (oui, encore). Direction le bar à rhums l’Excale pour terminer la soirée autour d’un bon verre d’alcool de canne à sucre. Le choix est difficile devant les quelques dizaines de bouteilles, mais impossible de tout goûter, il faudra revenir. Après avoir siroté notre verre au son des vinyles nous rentrons en mode promenade digestive pour faire passer le tout.

Il se fait tard, c’est l’heure d’aller pioncer un coup pour récupérer de cette journée !


On the next episode : la pluie n’a pas trop réussi à Kawette, même si je ne le sais pas encore…

Social tagging:

Laisser un commentaire