Jour 10 : Les Bauges – Vauvert


L’itinéraire du jour

Pour cette deuxième semaine de road-trip, je mets le cap à l’ouest : direction les Pyrénées pour rejoindre l’Atlantique. Je ne pensais rester qu’une nuit chez ma frangine mais la pluie continuelle du dimanche et la perspective d’un bon repas en échange de quelques coups de pinceau m’ont décidé à rester une nuit de plus. Finalement, ce n’est pas si mal de dormir dans un vrai lit de temps en temps !
Eira m’a envoyé un sms hier pour me dire qu’ils avaient prévu avec Mars et Crichtine une balade pyrénéenne le mercredi et qu’ils repartaient ensuite le jeudi pour remonter sur Paris… J’ai 2 journées pour arriver au alentour de Lannemezan ; je ne lui promets rien et lui dis que je la tiens au courant en fonction de mon avancée.

Ce matin, le ciel est chargé, mais il ne pleut pas. Après un bon petit déjeuner, je finis d’empaqueter mes affaires. Pour cette partie du voyage, je n’ai aucun itinéraire prévu. Je sors la carte et m’en concocte un que je rentre à la volée dans le GPS et go ! Comme 3 fois sur 4 lorsque je repars de chez ma sœur, je ne suis même pas encore descendu jusqu’à Chambéry qu’il pleut déjà… Mais aujourd’hui, j’ai des pneus tout neufs à roder… La pluie au départ clairsemée s’intensifie rapidement. Il va falloir être prudent. Je fais un stop pour m’équiper avant d’être complètement trempé puis je reprends la route vers la Chartreuse (le massif montagneux, pas l’alcool – je vous vois venir…). Pour changer, je passe par Jacob-Belcombette pour monter vers le col du Granier ; juste avant le tunnel du Pas de la fosse, la vue sur Chambéry et le massif des Bauges au fond est top, dommage qu’il n’y a pas un rayon de soleil ! A Saint-Pierre-de-Chartreuse la pluie s’est presque arrêtée mais il y a une bruine persistante qui continue. Je fais une pause café/courses pour le pique-nique du midi, en espérant que le temps s’améliore. Je poursuis la traversée de la Chartreuse pour rejoindre Grenoble avec une alternance d’averses et d’accalmies. Je quitte la ville au sud par la D1075 que je vais suivre pendant un bon moment. Je repasse devant le gite des K-days 2015, le rasso annuel du forum kawette.net, et je me remémore les bons moments qu’on y a passé.

Au fur et à mesure que je monte vers le col de la Croix-Haute, la brume s’invite petit à petit, jusqu’à ce qu’un épais brouillard m’entoure. Décidement, le temps ne change pas par ici ! Heureusement, cette fois, il fait plus de 2° et il ne neige pas…

Les passages au Col de la Croix Haute se suivent et se ressemblent

Les passages au Col de la Croix Haute se suivent et se ressemblent

J’entame la descente du col ; le brouillard se dissipe rapidement, laissant place, en quelques minutes, au soleil. Wouhou ! Le beau temps étant revenu, j’active la recherche d’un coin pour pique-niquer, car mine de rien, j’ai faim depuis un moment ! Je m’arrête sur une aire le long du Buëch, juste avant Serres. Une fois rassasié, je bifurque vers Nyons, en roulant le long de l’Eygues. J’y fait alors une pause promenade puis café.

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Nyons (si !) Nyons (si !)

En repartant, je commence à faire le tour de la place où j’étais garé pour reprendre la route. Un peu d’angle, un filet de gaz, la roue arrière qui dérape à droite (quoi ? ce n’était pas prévu ça ! ), puis à gauche (ça non plus ! ) et patatra, la moto qui se couche sur son flanc droit et moi le cul par terre. J’étais à 10/15 kilomètres par heure, pas de bobo. En me relevant, je constate que les pavés sont hypers glissants ; je n’imagine même pas comment ça doit être quand ils sont mouillés ! Un mec accourt pour m’aider à relever la moto. Je le remercie et il me dit de faire attention quand même. Euh, mais je n’ai rien fait d’imprudent là ! Juste ces put*** de pavés glissants à la c** !

Je vérifie rapidement les dégâts sur la moto : juste la valise droite rayée (pratique ces gros tampons pour protéger les carénages) et le rétro replié. Je remonte en selle et repars tout penaud avec une prudence extrême pour sortir de la place sous les regards ébahis des touristes – ami(e)s motard(e)s faites super gaffe si vous allez sur la place des Arcades à Nyons !

Je reprends la route quelque peu énervé de ma connerie, mais vu ce qui se profile, je vais vite pouvoir me calmer : je traverse Vaison-la-Romaine puis Malaucène pour attaquer la montée du Mont Ventoux. Le ciel est de plus en plus nuageux tandis que je roule à travers la forêt. Les arbres se clairsèment au fur et à mesure de la montée pour laisser place à quelques broussailles puis soudain, plus rien, un monde complètement minéral, un décors lunaire. Je fais une pause rapide au sommet pour prendre quelques photos, malgré le ciel complètement bouché.

Brouillard au Ventoux

Brouillard au Ventoux

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Panorama du mont Ventoux (le logiciel ne veut pas m'assembler les photos alors il est en 2 parties) Panorama du mont Ventoux (le logiciel ne veut pas m’assembler les photos alors il est en 2 parties)

Un bref passage par le col des Tempêtes un lacet plus bas puis je me dirige vers Béboin.

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Panorama depuis le col des Tempêtes Panorama depuis le col des Tempêtes

La partie fun de l’itinéraire est maintenant terminée : le paysage s’aplanit, les routes deviennent droites, mais le soleil revient. Carpentras, Avignon (je n’ai même pas été danser sur le pont – tant pis, j’y reviendrai une autre fois), le pont du Gard (idem), Nîmes où je localise un camping. Les hôtesses d’accueil, déguisées en indiennes (?) me disent qu’ils n’y a plus de places – sûres ? – sûres.

Soit. Je localise un autre camping à 20 kilomètres, à Vauvert : go ! J’apprendrai après mon retour qu’un couple de kawettiens habite à Vauvert… si j’aurais su, j’y serai été ! En plus, le camping est miteux (je ne le recommande pas !), mais au moins, il y a une piscine pour se délasser après une journée sur la route. Je préviens Eira et Mars que c’est bon pour le lendemain puis dîne rapidement en étudiant différentes options pour le parcours. Je crois que je n’ai pas le choix. Je voulais éviter, mais tant pis ! Je vais devoir prendre…. l’autoroute… Pour me consoler, je repars à Nîmes pour y faire un tour rapide car je ne connais pas du tout la ville.

Le photographe fantôme

Le photographe fantôme

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Nîme by night Nîme by night

Pas loin de 3 heures plus tard (il va falloir que je révise ma définition du mot rapide, moi), je remonte en selle pour aller faire le plein avant de retourner au camping. Je commence à rentrer quelques points de l’itinéraire du lendemain puis je décide de me coucher et terminer demain matin. Bon, je voulais m’endormir tôt, il est minuit et demi passé, tout va bien !


On the next episode : le pire est né, mais c’est pour notre bien

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