Jour 4 : 30/08/14 – Saint-Vincent/Dormelleto


L’itinéraire du jour (240 km)

La pluie de la veille n’est qu’un souvenir. Quelques nuages sont accrochés aux parois des montagnes environnantes, mais la journée s’annonce belle. Je prends mon temps pour prendre le petit déjeuner et plier la tente afin qu’elle ait le temps de sécher un peu avant de la ranger.

P1100685 Camping Saint Vincent


Good morning Saint-Vincent Good morning Saint-Vincent

Départ du camping peu après 10 heures, pas d'échauffement : j’attaque directement par la montée du Colle di Joux ! La grimpette est fort sympatique : le bitume est bon et le paysage magnifique.

Dans la montée du col de Joux

Dans la montée du col de Joux

Rien de spécial en haut du col alors je poursuis ma route sans m'arrêter. Après la descente, je pousse jusqu’à la station de Champoluc-Champlan, au bout d'une route en cul de sac.

P1100700 HDR Champoluc


Recto/verso sur le pont de Champoluc Recto/verso sur le pont de Champoluc

Au retour, je m'arrête à Brusson, au bord d'un lac qui a une couleur pas banale, même pour un daltonien comme moi.

Le lac turquoise de Brusson

Le lac turquoise de Brusson

Je poursuis mon chemin pour aller rejoindre la route SS26 au niveau de Verrès et son château construit sur un promontoire rocheux. Malheureusement, pas d’endroit pour s’arrêter prendre une photo. Les lignes droites reviennent ce qui permet de profiter du paysage en passant à côté du Forte di Bard et pause pique-nique peu après, le long du Fiume Dora Bàltea.

Forte di Bard

Forte di Bard

Pause déjeuner

Pause déjeuner

Arrivé à Pont-Saint-Martin, un thermomètre sur le bord de la route indique 35°C. Je me disais bien qu'il ne faisait pas trop froid… La route reste désespérément droite jusqu’à Ivrea et la brume de chaleur masque le paysage. Passé cette bourgade, je prends la SS338 pour rejoindre Biella et quelques beaux lacets s’offrent à mes roues. Mais la chaleur, additionnée à la fatigue et au coup de barre digestif m'accablent et me forcent à rester prudent. Le temps devient rapidement couvert après le passage du col. Arrivé à Biella, la pause-café sur une place tranquille est la bienvenue et me requinque.

Biella

Biella

Quelques gouttes commencent à tomber, mais rien de bien méchant. Je fais un tour dans la ville pour essayer de trouver une solution pour mon problème de réseau téléphonique, mais sans succès, la plupart des magasins étant fermés. J’entame alors la montée vers le Santuario D'Oropa, perdu dans les nuages.

Santuario D'Oropa

Santuario D’Oropa

Le fond de l'air devient moins chaud et ça fait du bien ! Je poursuis la montée sur une route pas large mais au bitume très bon.

P1100750 La Grande Guerra ad Oropa


La Grande Guerra ad Oropa La Grande Guerra ad Oropa

En haut, pas de col, mais un tunnel – la Galleria Rosazza – pour rejoindre l’autre côté de la montagne : 2 bandes de dalles de pierre entourées de terre battue, le tout dans le noir. Heureusement, la route est très peu passante et aucun véhicule n’arrive en sens inverse pendant la traversée.

J'y vais, mais j'ai peur

J’y vais, mais j’ai peur

Oui, c'était comme ça tout le long : soit la pierre mouillée, soit la terre battue humide

Oui, c’était comme ça tout le long : soit la pierre mouillée, soit la terre battue humide

Arrivé de l’autre côté, j’entame la descente toute en lacets et croise un groupe en Harley : ben oui, c’est une route parfaitement adaptée pour ce type de bécanes ! Déjà que je suis limite dans certains virages, je n’imagine même pas avec un tank pareil. Ça ne m’étonnerait pas qu’un ou deux soient restés coincés là-bas…

D'ailleurs, ils ont besoin de tellement de place que l'ouvreur du groupe me fait de grands signes m'intimant de me serrer le plus possible à droite, limite de me mettre sur le bas côté car ces personnes ont besoin de toute la route. Non, mais oh, la route est à tout le monde, hein ! Z'avez qu'à prendre une route plus adaptée à vos engins agricoles.

P1100762 descente Oropa


La descente et ses embûches La descente et ses embûches

La descente se termine à Rosazza ; cap vers Trivero en passant par la SS232, la route panoramique Zegna, créée dans les années 30 par Ermenegildo Zegna qui fit planter des pins, hortensia et rhododendrons à foison le long des 26 km de la route. Son entreprise a fondé plus tard l’Oasi Zegna afin de pérenniser son travail dans le but de valoriser le territoire – C’était la minute culturelle du jour –

Je fais ensuite une pause au Bocchetto di Sessera, un peu avant Belmonte. Un papi agriculteur vend sa production : fromage et saucisson ; tout ce que je déteste ! J’en achète donc un peu de chaque pour profiter des produits locaux. Il essaye de me parler, mais je ne comprends malheureusement pas un traitre mot de ce qu’il essaye de me dire.

P1100765 pano15 Oasi Zegna


P1100772 HDR  2 Oasi Zegna
L'oasi Zegna, sa vue bouchée, ses fromages et saucissons L’oasi Zegna, sa vue bouchée, ses fromages et saucissons

La dernière partie de la descente de l'Oasi Zegna est bordée de rhododendrons et un jardin s’y trouve : c'est la Conca dei Rododendri, et c'est parfait pour faire une pause nature et goûter !

P1100787 Conca dei Rododendri


P1100800 (2) Conca dei Rododendri
P1100801 Conca dei Rododendri
P1100804 Conca dei Rododendri
P1100806 Conca dei Rododendri
P1100814 Conca dei Rododendri
Rhododendrons et réflexion Rhododendrons et réflexion

Après la descente, direction il Lago Maggiore, mais avant, il faut trouver de l’essence. Ce ne sont pas les stations qui manquent, cependant, on est dimanche : les caisses sont fermées et il faut savoir qu’en Italie, les automates ne prennent pas forcément la carte visa. Par contre, ils prennent les billets, mais je n’en ai qu’un de 50 et ça ne rend pas la monnaie. Je fais 5 ou 6 stations qui ne prennent pas la carte avant de finalement en trouver une avec une caisse ouverte et des vrais gens dedans. Je paie l’essence au prix fort, mais pas le choix, c’est ça ou la panne sèche… J’arrive finalement au bord du lac Majeur par Arona. Je me dirige un peu plus au sud, en poussant jusqu’à Dormelleto pour trouver un camping au bord du lac. 

Avant de planter la tente, j’en profite pour aller faire un tour dans la zone commerciale un peu plus loin afin d'essayer de trouver une carte SIM pour le temps de mon séjour car mon téléphone ne veut toujours pas capter de réseau – le bougre. Étrange, j'en avais l'année d'avant quand j'étais passé en Italie… La dame à l'accueil du camping m'indique le chemin pour aller dans un magasin d'électronique, à quelques kilomètres de là. Mais le déplacement est infructueux : il faut une carte d’identité italienne ou un passeport pour pouvoir ouvrir une ligne… Et bien sûr, je n'ai que ma carte d'identité française. Je repars donc bredouille : tant pis, je ferai ça à l’ancienne, sans téléphone portable.

Je retourne au camp, trouve un emplacement et monte ma tente. Je crois que je ne peux pas être beaucoup plus près de la plage que ça !

P1100828 HDR Camping Lac Majeur


Au bord du lac Majeur Au bord du lac Majeur

Après le repas, je vais me prendre une mousse au bar du camp, puis je rejoins mes quartiers pour la nuit. Étant sur la rive ouest du lac, je me dis que je vais pouvoir admirer le lever de soleil le lendemain matin. Je mets mon donc réveil assez tôt en me couchant pour ne pas le manquer.


On the next episode : d'un lac à l'autre, toujours plus à l'est

Social tagging:

Laisser un commentaire